LE CHIEN : un "bébé" à vie
Le chien garde toute sa vie les traits du chiot.
La domestication et la sélection ont permis d’avoir des chiens adultes dont les allures et les comportements sont ceux du chiot : front bombé, face plate, yeux démesurés, membres courts et arqués, démarche maladroite.
Ces caractéristiques qui font penser à un bébé humain, déclenchent des réactions parentales innées tels que le maternage, la protection, l’affection et installent un lien émotionnel et affectif de grande intensité.

Les éleveurs, par la sélection, ont miniaturisé de nombreuses races ce qui renforce l’instinct de maternage. L’animal pubère, infantilisé par ses maîtres ne deviendra jamais adulte.
La petite taille autorise des actes impossibles aux chiens de grande taille : Chien sur les genoux, assis sur une chaise, etc.
Voir son chien comme un enfant rassure. Il ne change pas, il ne grandit pas, ne quittera jamais la maison… il donne un sentiment de stabilité.
L’animal est utilisé comme un enfant-objet qui ne pose pas de question. Il accepte son sort et voue toute sa vie une admiration éperdue à ses maîtres-parents qui peuvent exercer sur lui plus de droits qu’ils n’ont de devoir.

L’animal peut se comparer à une poupée de luxe qui permet de jouer et d’être valorisé socialement et psychologiquement de part sa soumission et sa situation de dépendance.
Le chien n’est pas pris en compte pour ce qu’il est, c’est sa dépendance et l’image du maître supérieur, tout-puissant qu’il renvoie, qui le fait aimer.
Se servir d’un animal pour le mettre à une place qui n’est pas la sienne créé une relation d’objet où l’être en tant que tel n’a pas sa place.
La relation de dépendance que l’homme instaure en maintenant l‘animal dans une position infantile le rend encore plus responsable de ses actes.

J'ai imaginé les conséquences de ce comportement dans des situations que je développerai dans les prochains articles.